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Mortier Français et « Minenwefer » Allemand

9 Mai 2010 , Rédigé par docroger Publié dans #Guerre 1914-1918

Mortier Français  et « Minenwefer » Allemand

Les monuments aux morts de la guerre de 14/18  étaient souvent avant 1940 gardés par des pièces d’artillerie
Généralement des canons de 75 ou des 77 pris à l’ennemi, des mortiers
La majorité de  cette artillerie a été enlevée après la défaite de 1940.
Cet acier étant particulièrement recherché. Le canon du 75 est un acier allié nickel-chrome : 22,5 % de nickel 2,5% de chrome (1)

Le monument aux morts d’un village du centre  conserve sa garde de deux mortiers de 240 mm

 mortier

Il s’agit d’un « Minenwerfer » lance mine allemand à âme lisse de 24 cm. Il projette des bombe a ailettes type Albrecht Mle 1917. Leur poids : 94 kg dont 44 kg d’explosif. Il pouvait atteindre des abris enterres sous dix mètres de terre
Portée maximale : 2 000 mètres
Le tube est en deux parties. Seule la base est conservée. La partie supérieure est visée. Nous apercevons le filetage nécessaire au sommet de la base
Il repose sur une plateforme circulaire. Poids en batterie 1600 Kg
Cet ensemble nécessite des travaux de plusieurs  semaines pour leur mise en batterie  et leur approvisionnement (2)

Mortiers

A la différence des canons a tir tendu le mortier propulse son projectile par un tir courbe. Celui-ci est identique aux engins de siège du moyen-âge
Cette trajectoire courbe permet d’atteindre des objectifs abrités hors d’un tir direct
Le mortier remonte aux premiers âges de l’artillerie. Il a été utilisé lors du siège de Constantinople en 1454 (3)
Par contre son poids et sa mise ne œuvre le limité aux sièges des places fortes
Les fortifications s’enterreront pour éviter le tir direct des canons, les mortiers pouvaient atteindre le cœur de la place forte
Vauban lors des guerres de Louis XIV° utilisa des batteries de bombes, nom des mortiers de l’époque. Ils visent les défenses et batteries de la place, les défenses des bastions et les demi-lunes
Les mortiers  s’ajoutent au tir à ricochet qu’il fait pratiquer pour éliminer les défenses avancées.
Par contre Vauban compte tenu de l’imprécision des mortiers évite les bâtiments civils et la population assiégée. (4)
Il compte prendre une ville avec le minimum de dégâts. La ville se rendant lors que l’assaillant pénètre dans la brèche crée aux canons où a la mine. Il bat alors la « chamade »  et se rend
Le mortier perd de l’importance, voire disparaît dans la guerre de mouvement. Le canon plus mobile assure l’appui feu
La guère Russo-japonaise de 1905 et le siège de Port Arthur par les Japonais remis en usage les mortiers
Compte tenu de cette expérience les Allemands mirent en chantier à partir de 1907 un lance mine lançant une charge de 100 kg dont la moitié d’explosif
Face à cette arme de siège ils créèrent son opposé, un mortier plus léger mais de portée supérieure pour la contrer
Ces pièces seront complétées par un mortier de calibre 7,6 cm lançant avec une bonne précision un projectile de 4,5 Kg
Ces mortiers « minenwerfer » avaient un tube rayé et un chargement par la bouche
Cette arme permettait à l’infanterie de détruire les postes de mitrailleuses ou les travaux de fortification de l’adversaire

Guerre 1914/18
Les Allemands engagèrent la guerre de 1914 avec des mortiers mais en petit nombre
L’arrêt des offensives lié à la bataille de la Marne et à des difficultés d'approvisionnement en munition  amena les belligérants à s’enterrer

Les allemands en terrain conquis construisirent des tranchées "durable"  les Français soucieux de reconquirent le terrain avaient au départ des  tranchées plus simple (5)

De la mer du Nord à la Suisse une guerre de siège commençait. Elle durera quatre ans ponctuées d’offensives couteuses en hommes et matériel  
Les MINENWERFER en plus grand nombre interviendront pour stopper les offensives françaises :

  • •    Novembre 1914
  • •    Printemps 1915 en Champagne et aux Eparges pour réduire le saillant de St Mihiel

•  
Coté Français devant cette arme »nouvelle » sur le champ de bataille l’improvisation règne

  • •    Des mortiers de 15 cm en bronze de la fin du XIX° siècle furent remis en service. Leur forme de crapaud donneront le nom de « crapouillot » à cette artillerie des tranchées Des améliorations de son projectiles furent réalisés
  • •    Des mortiers conçus  en  récupérant des matériels existants : douille, corps d’obus, cartouche de canon de montagne 

Dans ce foisonnement d’initiative un modèle aura un grand avenir il utilise deux idées

  • •    Un tube lisse. Cela facilitera la réalisation
  • •    La stabilisation du projectile par des ailettes

Ces matières ne concurrenceront pas la fabrication de l’artillerie
Cet ensemble donnera de bons matériels pour l’artillerie de tranché
Les Français en matière d’    artillerie de tranché ont rattrapé voire dépassé les Allemand qui reconnaitront leur valeur
Des deux cotés des belligérants l’artillerie de tranché se développe pour atteindre  des effectifs important en homme et matériel
Elle règne sur le front sur une profondeur de 500 mètres
La difficulté viendra de l’approvisionnement des mortiers dans les tranchées.

Guerre 39/45
Tous les belligérants utiliseront des mortiers en accompagnement de l’infanterie
Un calibre de 81 sera retenu par la plupart des armées. Les Russes adopteront un calibre de 82 qui permet avec une perte de guidage l’emploi de munitions adverse et interdit la réciprocité

Les mortiers trouveront une application maritime avec les « hérissons ».
Un mortier à ergot groupé en un ensemble de 24 bombes. Le « hérisson  lançait sa salve vers l’avant du navire vers le sous-marin détecté par l’asdic

Mes remerciements (2) au Colonel Bonijoli de la bibliothèque militaire de Lyon pour son expertise sur le sujet et la communication de son article

En savoir plus

  • http://fr.wikipedia.org/wiki/Mortier_(arme)
  • www.birgy14-18.com/histoireart.html
  • http://www.faurillon.com/artillerie.htm
  • (1) Histoire des techniques
    • Elisabeth DRYE
    • Hatier
  • (3) Les armes et leurs secrets
    • Editions Atlas
  • (4) Le triomphe de la méthode
  • Traité de l’attaque des places de Monsieur de Vauban
    • Découvertes Gallimard Albums
  • (5) la première guerre mondiale
  • Les yeux de la découverte Gallimard jeunesse
  • Artillerie
    • Curt Johnson
    • Fernand Nathan
  • Forteresses
    • Ian V.Hogg
    • Edita-Vito
  • Ecole d’application d’artillerie
    • Artillerie de tranchée
    • L’artillerie allemande

     Mise à jour du 24/1/2013

Les canons de la victoire 1914-1918

tome 3 l'artillerie de côte et l'artilerie de tranchée

Géénral Guy Francois 

Histoire et collection -Paris 

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